Pour renforcer les efforts de base dans la gestion des ravageurs et des maladies des cultures, la FAO, en collaboration avec l’International Institute of Tropical Agriculture (IITA) et le Ministry of Food and Agriculture (Ghana) (MoFA), a organisé un atelier de formation de formateurs (ToT) de deux jours pour des agents de vulgarisation agricole sélectionnés et du personnel de radios communautaires à Tamale.
Dans le cadre du projet « European Union Food Security Response in Northern Ghana », financé par l’European Union, la formation visait à renforcer les capacités des communicateurs de terrain et des conseillers agricoles afin d’apporter des conseils pratiques et opportuns aux communautés agricoles, en particulier celles cultivant le maïs et l’arachide, deux des principales denrées du Ghana. L’atelier a réuni des agents de vulgarisation des régions de la Savane, du Nord‑Est et de l’Upper East, ainsi que du personnel de quatre radios communautaires diffusant des programmes populaires d’éducation agricole.
« Cette formation m’a équipé d’outils pratiques pour identifier les ravageurs et maladies courants et intervenir rapidement. Je me sens désormais plus confiant pour aider les agriculteurs à prendre de meilleures décisions et à protéger leurs cultures », a déclaré Moses Dutt, agent agricole de la MoFA dans le district de Bunkpurugu Nakpanduri.
Les participants ont été initiés à l’identification et au diagnostic des ravageurs et maladies du maïs et de l’arachide, et formés aux approches de gestion intégrée des ravageurs (GIR). Les sessions combinaient exposés techniques, méthodes participatives, démonstrations pratiques et présentations vidéo. Ils ont également été initiés à des outils alimentés par l’IA pour l’identification, la cartographie et la déclaration des foyers de ravageurs et maladies, sur les deux cultures et le bétail.

Un animateur radio, Alfred Kutajera, de Nabinaa Radio dans le district de Kassena Nankana West, l’un des districts bénéficiaires, a souligné l’impact de la formation : « Il y a beaucoup de désinformation parmi les agriculteurs sur les ravageurs et les maladies, et cet atelier m’a fourni les bonnes informations à diffuser via la radio. »
La formation devrait considérablement renforcer la capacité des agents de vulgarisation et des médias locaux à mobiliser les agriculteurs en cultures et en élevage avec des informations précises et actionnables, contribuant ainsi à réduire les pertes de rendement et à promouvoir des pratiques agricoles durables.
À propos du projet « Food Security Response » de l’UE dans le nord du Ghana
Le projet, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la FAO en partenariat avec la MoFA du Ghana, vise à améliorer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance dans six des districts les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire des régions de la Savane, du Nord‑Est et de l’Upper East. Depuis son lancement en septembre 2023, le projet a atteint plus de 12 000 agriculteurs avec des formations sur les bonnes pratiques agronomiques (BPA), distribué des intrants essentiels (semences améliorées, engrais, fumier de volaille) pour presque 5 000 hectares, et connecté des producteurs de maïs à des marchés structurés. Il a renforcé la surveillance des ravageurs et maladies en formant 80 agents de vulgarisation aux outils tels que l’application FAMEWS, distribué 70 battages pour réduire les pertes après récolte, et vacciné 7 000 petits ruminants contre la PPR. Ces interventions visent à améliorer la productivité, réduire les pertes et renforcer la résilience des communautés agricoles dans le nord du Ghana.
Article issu du site web de la FAO (en anglais uniquement).

