Des milliers de jeunes appelés à pratiquer l’agriculture comme métier

Des milliers de jeunes appelés à pratiquer l’agriculture comme métier

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3520, c’est le nombre de jeunes hommes et femmes âgés de 18 à 35 ans que le gouvernement du Cameroun vient d’appeler par voie de concours à se former au métier d’exploitant agricole. Le communiqué y afférent a été rendu public le 27 février 2020. Il s’agit d’offrir aux jeunes gens l’opportunité de réaliser leur rêve dans un secteur choisi en ayant non seulement un emploi mais en créant des richesses pour une croissance inclusive et durable des zones rurales. Cette formation verra l’encadrement de ces jeunes durant deux années dans 88 centres de formation agropastorale et rurale publics et privés opérationnelles dans les dix régions administratives du pays.

L’initiative est pilotée conjointement par le Ministère en charge de l’Agriculture et du Développement Rural et celui en charge de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales. Elle s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui à la Rénovation et au Développement de la Formation Professionnelle dans les secteurs de l’Agriculture, de l’Élevage et des Pêches. À terme, l’initiative vise à outiller ces jeunes acteurs agricoles, en vue d’une meilleure insertion dans les secteurs concernés pour profiter de ses vertus économiques, promouvoir l’équilibre socioculturel et contribuer à l’amélioration de l’attractivité des métiers agricoles.

Cette initiative biennale qui est à sa sixième promotion connait une réussite croissante avec 4696 exploitants agricoles déjà formés et opérationnels. Chaque session débouche sur l’autonomie de chaque jeune apprenant qui bénéficie de l’animation participative d’un processus d’accompagnement à l’élaboration, la validation et l’exécution de son projet. La formation développe chez les apprenants certaines compétences comme la gestion d’une exploitation, la gestion des ressources naturelles, la conduite des productions en agriculture, élevage et pisciculture, la transformation, la commercialisation, la communication en milieu professionnel, l’éducation socioculturelle et citoyenne.

La formation se fait par alternance entre le milieu socioprofessionnel et le centre de formation. L’apprenant est accompagné dans l’élaboration de son projet d’insertion professionnelle et pourra bénéficier de l’accompagnement de son centre de formation pour sa réalisation. Le jeune est astreint à la vie résidentielle pendant les phases de formation au centre et bénéficie de ce fait d’une ration alimentaire.

Le niveau minimum requis pour être candidat c’est le Certificat d’Etudes Primaires. L’admission en formation se fait par un test de sélection qui comporte des épreuves écrites nationales sur la culture générale, dictée, mathématiques et compréhension de textes, suivies d’un entretien oral individuel. Initialement prévue les 02 et 03 avril 2020, ces épreuves ont été renvoyées à une date ultérieure suite à la fermeture des établissements scolaires et centres de formation en relation avec la riposte nationale au Covid-19. L’annonce récente de la reprise probable des cours le 1er juin 2020, présente une heureuse perspective pour cette formation dont les dossiers sont toujours réceptionnés dans les Centres de formation retenus.

Le métier d’exploitant agricole revêt une lourde responsabilité pour le leader qui doit, entre autres, veiller sur l’organisation de sa production au quotidien, gérer son exploitation, s’assurer du bon état de son matériel ainsi que l’approvisionnement des produits utiles à sa production. Il doit prendre des décisions et veiller à leur application par l’ensemble de son équipe.

La formation dote l’exploitant agricole de solides compétences qui feront de lui un technicien polyvalent capable d’aller d’un secteur à l’autre. Autant il se sentira à l’aise dans la culture des fruits et légumes, qu’il le sera lorsqu’il s’agira d’élever du bétail, à placer auprès des commerçants ou directement aux particuliers.

Cette initiative regorge un double intérêt, à savoir, palier à court terme au chômage des jeunes qui adoptent l’agriculture comme un métier de choix et non un métier par défaut, puis, réduire la pauvreté à travers l’accroissement de la production agricole, contribuant ainsi à l’atteinte dans le pays de l’autosuffisance alimentaire à long terme.

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