Les réussites d’un développement durable des systèmes rizicoles en Tanzanie

Les réussites d’un développement durable des systèmes rizicoles en Tanzanie

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Les Tanzaniens qui ont participé à la formation sur l’intensification de la riziculture ont raconté comment la mise en place d’un nouveau système de riziculture a amélioré leur vie et leur bien-être. Ces expériences intéressantes peuvent motiver les autres. La Tanzanie a mis en œuvre une approche ascendante résultant en une initiative plus inclusive, qui a finalement abouti à un résultat positif. La Tanzanie est l’un des pays participant au projet «Partenariat pour le développement de systèmes rizicoles durables en Afrique subsaharienne» dans le cadre de la coopération Sud-Sud. Bien que le projet soit toujours en cours, la Tanzanie a eu un impact considérable sur les agriculteurs de cinq projets d’irrigation en région.

Outre la Tanzanie, le projet a soutenu les pays suivants: Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Kenya, Mali, Nigéria, Sénégal et Ouganda. Ce projet vise globalement à améliorer la production et la productivité du riz, la qualité du grain, les technologies, les politiques, les institutions et les marchés dans les régions. Il vise d’autre part, une réduction des pertes après récolte.

L’objectif de ce projet est la mise en place de systèmes rizicoles plus efficaces, durables et productifs dans ces pays afin d’accroître la sécurité alimentaire et de renforcer le développement durable de la chaîne alimentaire du riz chez les petits exploitants particulièrement en Tanzanie). La Tanzanie a formé 150 jeunes (75 hommes et 75 femmes) et mis en place 20 parcelles de démonstration, entre autres.

Le riz est le deuxième aliment le plus consommé en Tanzanie. La production de riz était d’environ 3 millions de tonnes en 2017 et elle a augmenté depuis, suite à l’augmentation du nombre de petits exploitants agricoles pratiquant l’agriculture avec des techniques et des modes de culture modernes.

La riziculture en Tanzanie a été confrontée à certains défis: la pénurie de zones propices à la production de riz et d’infrastructures d’irrigation. Pour résoudre ce problème, la FAO, en partenariat avec le Ministère tanzanien de l’agriculture, a formé 150 jeunes sur le Système d’intensification de la riziculture (SRI) et les compétences pratiques pour 2017 afin de relever les défis. Certains participants ont partagé leurs réussites sur la manière dont le processus les a aidés, ainsi que leur production.

Réussites

Grâce à l’impact créé par le projet, un certain nombre de personnes ont décidé de raconter comment le nouveau système rizicole a changé leur vie et celle de leurs familles. Ces histoires sont très motivantes pour d’autres agriculteurs qui seraient également encouragés à adopter le processus.

Belth Fredrick Ndikwege, un agriculteur du village de Njage a déclaré qu’après la formation SRI (Système d’intensification de la riziculture) en 2017, au cours de la première année d’application de ce qu’elle avait apprise, elle avait récolté 39 sacs de paddy, puis 35 sacs la deuxième année et tout cela vaut beaucoup en Tanzanie. Après la deuxième année, elle et un certain nombre d’agriculteurs ont formé un groupe appelé «Kaza Mwendo» et ont créé une parcelle de démonstration qu’ils ont utilisée pour former davantage les agriculteurs de leur village. Avec les bénéfices qu’elle a obtenus, elle a pu ouvrir son salon de coiffure, ce qui lui a permis de réaliser encore plus de bénéfices.

Muhesa Kazumba, un agriculteur de Morogoro, a déclaré que la formation SRI lui a permis d’accroître ses revenus. Il a récolté 45 sacs de paddy sur un acre de terre. En raison de son succès avec ses productions de riz, les habitants du village ont commencé à l’accuser d’avoir utilisé des pouvoirs magiques en agriculture et il n’a pas été en mesure de louer la parcelle une seconde fois. En conséquence, il a dû obtenir une parcelle dans une autre région pour continuer son activité agricole. Avec les bénéfices tirés des produits, il a pu acheter un lopin de terre et des briques et a entamé la construction de sa maison. Avec plus de produits vendus, il a pu achever le bâtiment.

Khalid Mbena, un autre agriculteur de Morogoro a déclaré qu’il avait été inspiré par des jeunes camarades formés dans le cadre du Système d’intensification de la riziculture. Il les a rejoint et a appris les nouvelles techniques. Apprenant par la pratique et a pu appliquer ses connaissances nouvellement acquises sur ses propres fermes. Il récoltait habituellement environ 7 sacs, mais après avoir appris les techniques SRI, sa récolte a augmenté pour atteindre 23 sacs sur une parcelle d’un acre (4046m2).

Godfrey Pascal, un autre agriculteur, a déclaré qu’il avait développé plus de rizières sur ses terres agricoles après la formation SRI. Comme Muhesa Kazumba, les membres de son village pensaient qu’il utilisait des pouvoirs magiques pour transférer leurs récoltes sur sa ferme. Le bénéfice qu’il a tiré de la pratique du SRI l’a aidé à payer une assurance maladie pour ses 4 enfants, son épouse et lui-même. Il a également pu construire sa maison. En 2017, il a remporté le prix du meilleur agriculteur de l’année pour le district de Kilosa et la région de Morogoro.

Elizabeth Stephano, une agricultrice de Mbogo-Komtonga, a déclaré qu’après la formation, elle avait appliqué les connaissances acquises sur sa ferme et qu’elle avait pu obtenir 10 sacs d’un demi-acre de terre qui ne produisait auparavant que le tiers.

Au cours de l’atelier du projet, la Tanzanie a réalisé une vidéo des réussites générées par le projet dans le pays. Cela montre également que documenter l’impact d’un projet dans une région donnée aidera à motiver plus de personnes, à tirer des enseignements et à capitaliser sur des expériences positives.

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